Un peu d’histoire

Le tennis, le badminton et le squash ont un ancêtre commun, le jeu de paume. Ce dernier fut inventé en France vers le XIIIe siècle et était pratiqué presqu’uniquement par les moines. Au départ, ce jeu se jouait à main nue ou avec des gants. La première raquette fait son apparition au XVIe siècle. Ce n’est qu’à partir du XIVe siècle que le jeu de paume acquiert sa pleine reconnaissance auprès de la noblesse française. Les rois François 1er, Henri II, Charles IX et Henri IV pratiquaient régulièrement ce sport. Sous le règne du Roi-Soleil (Louis XIV), la grande majorité des mousquetaires en étaient des adeptes et des tournois avaient lieu devant le roi qui appréciait beaucoup ces joutes.

L’origine du nom

Au moment de la mise en jeu de la balle, le joueur devait crier « Tenez ! ». Les Anglais ont déformé ce terme en « tenetz » ou « tenes » pour finalement devenir « tennis ». Ils croyaient que les Français criaient le nom du sport quand ils mettaient la balle en jeu.

Le comptage des points

Plusieurs hypothèses sont avancées pour expliquer la façon de compter les points (15-30-40). La plus répandue veut que le pointage se fasse par multiple de 15, soit 15-30-45 parce que cela correspondait au calcul de la monnaie à l’époque. En effet, la monnaie française se calculait ainsi :

  • le double d’or valait 60 sous
  • le denier, 15 sous

Ce qui fait que l’étalon de l’époque (double d’or) se déclinait par denier, soit par multiple de 15. Le chiffre 45 (3 deniers) a fini par devenir 40 (ce chiffre n’étant pas un multiple de 15) parce que c’était plus court à annoncer, voire plus pratique. Le terme « deuce » lorsqu’il y a égalité, proviendrait du terme français « à deux » qui signifiait que les joueurs étaient à deux points consécutifs de gagner le jeu. Les adeptes de la langue de Shakespeare l’ont écorché quelque peu et cela a pris la forme de « deuce ».

Le tennis moderne

Le tennis (avec ses règles) tel qu’on le connait aujourd’hui a été développé en Grande-Bretagne au 19e siècle. Il est quand même intéressant de constater que ces règles n’ont pas beaucoup changé depuis. En même temps que naissait le tennis moderne, une invention capitale est survenue. Elle a entraîné une modification majeure de la façon qu’on allait pratiquer ce sport. Cette invention, c’est le caoutchouc. Avant, le jeu de paume se jouait essentiellement sur des surfaces très dures à cause du type de balle qu’on utilisait. Avec l’arrivée de la balle en caoutchouc, il était maintenant possible de jouer sur du gazon. Pour cette raison, le nouveau sport a pris le nom de « lawntennis » ou tennis de gazon en français. Celui qui a breveté ce sport, le major Walter Clopton Wingfield, un gallois, a rendu le tennis accessible en vendant des kits de tennis dans une boîte contenant 1 filet, 2 poteaux, 2 raquettes et 1 balle. Par cette initiative, ce sport est devenu rapidement populaire, et ce, dans toutes les îles Britanniques. Il a été salutaire pour un club privé qui éprouvait alors quelques difficultés financière. Ce club, c’était le Wimbledon All England Croquet Club !

Par après, le nom est devenu simplement « tennis » avec l’ajout de nouvelles surfaces autres que le gazon (surface de terre battue, surface dure, turf, etc.).

Le tennis a été introduit au Canada dès 1875 et le premier tournoi canadien s’est déroulé à Montréal en 1878.

Le tennis à Sherbrooke

Trois grandes figures du monde tennistique canadien ont vécu à Sherbrooke. Le premier s’appelle Robert Bédard. Il a fait sa marque dans les années 50 et 60 et a été considéré par plusieurs comme le meilleur joueur canadien du 20e siècle. Le second s’appelle François Godbout et a aussi fait sa marque de façon éloquente durant les mêmes années (pendant plus de 20 ans). Plusieurs se rappellent encore les affrontements que ces deux joueurs ont eus ici-même à Sherbrooke lors de parties d’exhibition. Après sa carrière de joueur de tennis, François Godbout a été avocat et est devenu juge au tribunal de la jeunesse. Ces deux joueurs ont également occupé des postes importants à Tennis Canada. Le rayonnement que ceux-ci ont procuré à la Ville de Sherbrooke a contribué grandement à ce que le maire de l’époque, Armand Nadeau (et son administration), établisse la politique d’un terrain (3 courts) de tennis par parc dans la municipalité. Le troisième s’appelle Frédéric Niemeyer. Il a fait sa marque dans les années 90 et 2000. Il est monté jusqu’au 134e rang mondial et a été la meilleure raquette masculine au Canada.

Robert Bédard

 François Godbout

Frédéric Niemeyer

Parmi ses exploits, il a fait le tableau principal à Wimbledon et s’est même offert la huitième tête de série, Félix Mantilla, ce qui constituait tout un exploit selon Robert Bédard.

Nous tenons également à souligner le nom d’autres personnes qui ont, au fil des ans, permis au tennis de rayonner partout dans les parcs de la ville, dans la province, au pays et sur la scène internationale. Leur implication s’est fait sentir comme joueur, organisateur, entraîneur, gestionnaire, etc. Sans eux, le tennis ne serait pas ce qu’il est aujourd’hui.

Merci à Claude Métra, Raymond et Richard Royer, Jean-Guy Sideleau, Jean-Pierre Simard, Robert Siméon (monsieur tennis), Richard Adam, Yves Longpré, Marc Perron, Richard Pellerin (Université Bishop’s), François Lefebvre (joueur, professeur, entraîneur), Pierre Ouzilleau, Frédéric Niemeyer, Jean-Pierre Morin, Julie Labonté, Dominique Dubuc (qui a déjà détenu le 1er rang féminin au Canada), Jean-Jacques Belliard, François Salvail et le maire Bernard Sévigny. Nous avons sûrement oublié des personnes et nous nous en excusons.

De plus, par leur ténacité et l’excellence de leur jeu, d’autres joueurs sherbrookois se sont illustrés, ce qui leur a permis d’obtenir des bourses d’études dans des universités et des collèges étrangers. Ce n’est pas rien. Depuis 1994, il y a eu les Frédéric Niemeyer, Jimmy et Catherine Allen, Marc Brézina, Célina Grondin, Isabelle Soucy, Mark Pellerin et Émilie Langlois, sans compter ceux qui s’en viennent.

Longue vie au tennis à Sherbrooke ! Vive le tennis !

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